Au Togo, l’Ayimolou n’est pas un simple repas : c’est une institution. Composé de riz et de haricots rouges (ou noirs), parfois agrémenté d’huile rouge, d’oignons frits ou d’un piment bien relevé, il fait partie du quotidien de millions de Togolais. Facile à préparer, peu coûteux, nourrissant, ce plat fait le lien entre les générations, les régions et les milieux sociaux.
À Lomé comme à Kara, dans les cantines scolaires, au marché ou à la maison, l’Ayimolou s’invite à toutes les tables. Il est le “comfort food” par excellence, celui qui rassasie et qui rappelle les souvenirs d’enfance.
Le mot Ayimolou est d’origine mina : ayi (haricot) et molou (riz). Historiquement consommé dans les zones rurales où le riz et les légumineuses étaient produits en abondance, ce mets a conquis les villes au fil des années. Sa simplicité en fait un plat de résistance par excellence, notamment en période de crise économique ou alimentaire.
Aujourd’hui, il est revisité dans de nombreuses versions, parfois accompagné de poisson frit, de pâte de tomate, ou encore de bananes plantains frites. Sa capacité à s’adapter en fait un plat particulièrement apprécié par la diaspora togolaise.
De plus en plus de chefs togolais revisitent ce plat traditionnel. Dans certains restaurants branchés de Lomé ou de la diaspora, on le retrouve en version “gastro” : haricots bio, riz parfumé, accompagnement raffiné. Sur les réseaux sociaux, des influenceurs food d’Afrique de l’Ouest mettent en avant le Ayimolou comme l’exemple parfait d’une cuisine “simple mais fière”.





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