Dans les régions du nord du Togo, notamment dans les Savanes et la Kara, pousse un arbre que l’on respecte, que l’on protège, et dont les femmes tirent un trésor ancestral : le karité (Vitellaria paradoxa).
Son fruit, une petite baie ronde à chair sucrée, est comestible et très apprécié des enfants. Mais c’est surtout la noyau du fruit, riche en matières grasses, qui est transformé en un beurre végétal d’exception : le beurre de karité. Ce beurre est :
- Utilisé en cuisine, pour la cuisson ou comme source de lipides,
- Employé en cosmétique, pour ses propriétés hydratantes, cicatrisantes et anti-inflammatoires,
- Valorisé en médecine traditionnelle, pour traiter les brûlures, rhumatismes, maux de peau ou encore les douleurs musculaires.
🌿 Un savoir-faire féminin
La transformation du karité est un héritage transmis de mère en fille, véritable pilier économique pour les femmes rurales. Elles récoltent, sèchent, concassent, grillent et malaxent les amandes jusqu’à obtenir ce beurre couleur ivoire ou beige, très recherché à l’international.
Le karité est un arbre non cultivé, qui pousse à l’état sauvage et met souvent 15 à 20 ans pour produire. Sa préservation est donc essentielle, d’autant qu’il joue un rôle majeur dans l’écosystème sahélien, en protégeant les sols de l’érosion et en apportant de l’ombre dans les champs.
💡 Enjeux et potentiel :
- Exportation de beurre de karité brut ou raffiné, notamment vers les marchés européens et asiatiques,
- Valorisation locale dans les savons, baumes, huiles capillaires ou crèmes artisanales,
- Protection de la filière féminine, avec des coopératives à soutenir dans le cadre de l’entrepreneuriat rural.
Karité du Togo : un fruit discret, mais dont la graine fait vivre des milliers de familles et soigne la peau du monde entier.


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