Le Togo ambitionne d’inscrire sa gastronomie au Patrimoine de l’Unesco

Actuellement, une douzaine de spécialités et de techniques culinaires sont enregistrées au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Parmi elles, on retrouve le pain d’épices croate, les kimchi coréens ou encore la bière belge. L’art de préparer le café arabe figure également parmi les traditions culinaires reconnues mondialement.

En 2010, la gastronomie française a rejoint cette prestigieuse liste, illustrant son rôle clé dans l’identité collective du pays et sa contribution à la diversité culturelle mondiale. Pourquoi la gastronomie togolaise ne bénéficierait-elle pas du même statut ?

L’Union des acteurs de la gastronomie togolaise (UAGT), qui rassemble les grands chefs et experts culinaires du pays, porte cette ambition. Selon son président, Abdel Aziz Awesso, la richesse et la diversité de la cuisine togolaise, issues de l’héritage des nombreuses ethnies du pays, méritent d’être reconnues à l’échelle internationale.

L’Unesco impose cependant des critères stricts pour l’inscription au Patrimoine immatériel. Une spécialité ou une pratique culinaire doit être profondément ancrée dans les habitudes et coutumes des populations locales. Le dossier de candidature doit être soutenu par les acteurs du secteur et accompagné de mesures concrètes pour préserver et transmettre cette tradition gastronomique.

Dans cette optique, l’UAGT prévoit d’organiser en décembre le premier championnat culinaire du Togo. Cet événement vise à mettre en lumière le savoir-faire local et à démontrer la nécessité d’inscrire la cuisine togolaise au registre mondial des traditions culinaires.

Grâce à cette initiative, le Togo pourrait bientôt rejoindre les grandes nations culinaires du monde et faire rayonner son patrimoine gastronomique au-delà de ses frontières.

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